C'est comme une voix, un pincement tout bas, nos doigts jamais rencontrés, un instant photographié, des mots que j'attendais et un bout de son lacet défait. C'était comme ça rêver. L'espoir au goût salé. J'avais beau l'évincer, mes gestes diaphanes l'hypnotisaient. Je ne comprends pas. Pourquoi tant d'opacité des coeurs. Mes aveux insidieux et si discrédités quand je disais savoir aimer et chanter. God save the queen, et épargne nos futurs, qui dans une entente secrète, s'évanouissent dans la vie. Je n'ai jamais rien dit, et les mots les plus doux brûlaient mes lèvres désabusées. Et roullent sur mes joues ces joyaux de langeur. En une interminable prière, le jet de mes émois croisés par des diatribes de papier. La masse tangue, le reflux à l'affût: les gens viennent puis s'en vont, Toc Toc Toc le Coeur, un colis pour vous. Et bien le bonsoir, A-Di+eu. Mon histoire d'orpheline des vents, de toujours à jamais, et je me perds encore une fois à vau-l'eau. Quelle grâce dans mes sanglots, en une violine raphsodie de ce que j'ai de plus cher: un crayon, un cahier entâché de pensées. Où j'ai noyé les sirènes de sa voix dans l'encre de mes larmes. I want tomorrow. Et demain, je n'aurai plus de souvenirs à souffrir. Juste, dans son orgie d'ombres dévastées, ce vide qui me blesse